Paris et SADC : Marc Ravalomanana reste président de Madagascar

Publié le par Kudeta

Quelle information pourrait inquiéter le plus Andry Rajoelina, le nouveau maître de Madagascar ? La mobilisation, désormais quotidienne, des partisans de Marc Ravalomanana, le président malgache exilé au Swaziland ? Ou la déclaration des quinze pays de la SADC (la communauté du développement d'Afrique australe) qui ont déclaré, hier, au Swaziland, que le changement de régime à Madagascar est « inacceptable » ? Ou encore les petites phrases d'Alain Joyandet, le secrétaire d'État français à la Coopération ?

Tout bien considéré, Rajoelina sait que l'armée qui le soutient et le quarteron de colonels qui l'a porté au pouvoir tiennent la rue. Il sait aussi que la SADC grogne, mais ne mord guère : Robert Mugabe, le tyran zimbabwéen, en a fait la plaisante, mais assez scandaleuse, expérience.

Reste la déclaration d'Alain Joyandet. Dimanche soir, il a jugé que Marc Ravalomanana était « toujours le Président en titre » aux yeux de la France, « puisque le Président n'a pas formellement démissionné : il a transmis son pouvoir à une instance dont on ne sait pas quelle est sa légitimité, qui elle-même l'a transmise à M. Rajoelina ».

Joyandet, dans un entretien à RFI/TV5, a rappelé que le président Sarkozy a déjà dénoncé un « coup d'État » ; il a aussi prôné le dialogue entre Ravalomanana et l'ancien petit ami de sa fille, devenu le chef de l'opposition. À défaut, la France, principal bailleur de fonds, pourrait soutenir ouvertement un président déchu qui l'a snobée du temps de sa gloire.

Source : Quotidien Ouest-France
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Pépito 03/04/2009 11:18

Il fanfaronne, il fait la sourde oreille, mais intérieurement il commence à flipper !
Ce ne seront pas les aides à titre humanitaire qui feront avancer le pays.
Ces aides ne sont pas destinées à payer les fonctionnaires, ni les membres de la HAT ou de ce gouvernement fantoche.
Leur source de financement ne pourra alors provenir que d'une puissance étrangère. Suivez mon regard !

gasi 01/04/2009 18:25

essayez de lui montrer cela, on verra bien s'il roulera à très grande vitesse pour se sauver : http://nymarinatsymaty.over-blog.com/article-29741979.html

ralambo 01/04/2009 14:17

Andry Rajoelina n'est ni le nouveau maître de Madagascar, ni le chef de qui que ce soit ; il est à ce poste à titre provisoire. Son entourage ne fait que le tenir à distance afin qu'il ne fasse aucune démarche personnelle en sourdine avec ceux qui se croient être plus patriotes que les autres. Tout le monde sait maintenant pour qui Andry Rajoelina roule sa bosse.Évidemment pour la France ! Tout le monde scrute comment il arrivera à se tirer d'affaire avec ces anciens corbeaux, vieux routiers corrompus, à l'esprit vengeur, qui n'attendent que le feu vert des exilés véreux pour l'abattre, et prendre le pouvoir à sa place.Andry Rajoelina n'est ni maître ni président, c'est un otage médiatique.
Concernant la position de la France à l'encontre de ce régime fantôme, son hypocrisie politique n'est plus à démontrer. La déclaration de Sarkozy affirmant le coup d'Etat de Rajoelina la confirme. Pourquoi Sarkozy a-t-il autorisé le nouvel ambassadeur à rendre une "visite de courtoisie" à Rajoelina alors que le nommé-représentant de la France n'a même pas été officiellement installé en tant que tel auprès de la République de Madagascar? en d'autres circonstances, cet "ambassadeur" aurait été rappelé illico presto dans son pays. Jusqu'à preuve du contraire, ce monsieur est toujours à Madagascar. Quel est son rôle dans la situation actuelle à Madagascar. Vers qui porte-t-il son soutien ? Il lui serait malvenu de nier Rajoelina étant donné qu'il était le premier "diplomate" à s'y coltiner. Se mettre en diapason avec le président de la république française qui reconnaît Ravalomanana Marc comme étant toujours le Président de la République de Madagascar signifierait un désaveu auprès de l'équipe des putschistes.Hypocrisie politique, quand tu nous tiens!
Rajoelina Andry finira comme dirait monsieur Valéry Giscard d'Estaing à propos de l'affaire du diamant de Bokassa : "laissons les choses mourir de leur propre poison."