Les victimes et oubliées de toutes les mouvances confondues.

Publié le par Kudeta

A bien lire entre les lignes, à aucun moment dans le communiqué final ou prétendu être, le sort des victimes des aberrations de nos politiciens depuis la première république jusqu'à ce jour n'a été évoqué. Nos égoïstes politiciens ne pensent qu'à leur bien-être personnel, leur avenir entaché de leurs passés respectifs. Leurs assises territoriales les travaillent jour et nuit. Les victimes civiles ? Pas dans l'ordre du jour !

Osent-ils un seul instant dire haut et fort qu'ils ne sont pour rien aux malheurs des citoyens malagasy victimes des exactions, des règlements de compte, des guerres des chefs ?

Qui de ces « élus » non élus, autoproclamés, désignés, choisis, parachutés, profiteurs sans vergogne, pistonnés, peuvent prouver devant la Nation que ces victimes n'étaient « victimes » que par leur propre volonté ?

Qui de ces prétendants « dirigeants de la Nation malagasy » risquent de justifier leurs ordres de tirer sur tels rassemblements ou telles manifestations lorsqu'il s'agissait au peuple de réclamer son droit ?.

Qui parmi ces gouvernants de la Nation malagasy sont capables de défier les Malagasy en disant qu'ils ne faisaient que leurs devoirs en faisant tirer ou éliminer leurs adversaires ?

Qui de ces membres de la H.A.T accepteraient de dénoncer le mal-être des familles victimes des brutalités sans ménagement des militaires de la CAPSAT ?

Qui de ces « ministres » de ce « gouvernement provisoire » actuel descendrait sur la place du 13 mai et crier : « nous avons les mains propres...nous sommes innocents...nous tenons la vérité... »

Une seule page ne suffirait pas aux foires aux questions ; en attendant les victimes se morfondent silencieusement dans leurs sorts. Depuis la deuxième république, des souffre-douleur se croupissent sur leur malheureux destin. Il y avait des estropiés, des orphelins, des mutilés. Qui se penchent sur leurs souffrances ?

Il est temps que toutes mouvances confondues et toutes tendances politiques prennent en compte les victimes civiles. Elles méritent des soutiens plus que nécessaires, plus de droit.
Des services d'aides aux recouvrements des dommages et intérêts méritent d'être étudiés.
L'Etat doit prendre en charge les réparations, les prises en charge de toutes catégories de victimes civiles recensées depuis 1992 jusqu'à ce jour.

La réconciliation nationale et l'amnistie générale ne riment à rien si les victimes civiles résultant des insouciances de nos politiciens ne trouvent pas un seul paragraphe dans leurs communiqués officiels signés et approuvés par tous.

Mesdames et messieurs les politiciens, les facilitateurs, les négociateurs et tous les autres diplomates, émissaires et intermédiaires, prenez en note : la réconciliation nationale, l'amnistie générale en dépendent. Nous ne lâcherons pas le morceau.

 

Ralambo.

Commenter cet article