Désormais, les nouveaux billets sont sur :
http://madkudeta.wordpress.com
A bien lire entre les lignes, à aucun
moment dans le communiqué final ou prétendu être, le sort des victimes des aberrations de nos politiciens depuis la première république jusqu'à ce jour n'a été évoqué. Nos égoïstes politiciens ne
pensent qu'à leur bien-être personnel, leur avenir entaché de leurs passés respectifs. Leurs assises territoriales les travaillent jour et nuit. Les victimes civiles ? Pas dans l'ordre du
jour !
Osent-ils un seul instant dire haut et fort qu'ils ne sont pour rien aux malheurs des citoyens malagasy victimes des exactions, des règlements de compte, des guerres des chefs ?
Qui de ces « élus » non élus, autoproclamés, désignés, choisis, parachutés, profiteurs sans vergogne, pistonnés, peuvent prouver devant la Nation que ces victimes n'étaient « victimes » que par leur propre volonté ?
Qui de ces prétendants « dirigeants de la Nation malagasy » risquent de justifier leurs ordres de tirer sur tels rassemblements ou telles manifestations lorsqu'il s'agissait au peuple de réclamer son droit ?.
Qui parmi ces gouvernants de la Nation malagasy sont capables de défier les Malagasy en disant qu'ils ne faisaient que leurs devoirs en faisant tirer ou éliminer leurs adversaires ?
Qui de ces membres de la H.A.T accepteraient de dénoncer le mal-être des familles victimes des brutalités sans ménagement des militaires de la CAPSAT ?
Qui de ces « ministres » de ce « gouvernement provisoire » actuel descendrait sur la place du 13 mai et crier : « nous avons les mains propres...nous sommes
innocents...nous tenons la vérité... »
Une seule page ne suffirait pas aux foires aux questions ; en attendant les victimes se morfondent silencieusement dans leurs sorts. Depuis la deuxième république, des souffre-douleur se croupissent sur leur malheureux destin. Il y avait des estropiés, des orphelins, des mutilés. Qui se penchent sur leurs souffrances ?
Il est temps que toutes mouvances confondues et toutes tendances politiques prennent en compte les victimes civiles. Elles méritent des soutiens plus que nécessaires, plus de droit.
Des services d'aides aux recouvrements des dommages et intérêts méritent d'être étudiés.
L'Etat doit prendre en charge les réparations, les prises en charge de toutes catégories de victimes civiles recensées depuis 1992 jusqu'à ce jour.
La réconciliation nationale et l'amnistie générale ne riment à rien si les victimes civiles résultant des insouciances de nos politiciens ne trouvent pas un seul paragraphe dans leurs communiqués officiels signés et approuvés par tous.
Mesdames et messieurs les politiciens, les facilitateurs, les négociateurs et tous les autres diplomates, émissaires et intermédiaires, prenez en note : la réconciliation nationale, l'amnistie générale en dépendent. Nous ne lâcherons pas le morceau.
Ralambo.
Analyse de Ralambo :
Tant que la composition de la H.A.T. actuelle voit le jour à Madagascar, monsieur Ravalomanana trouvera porte close sur le territoire de la République de Madagascar.
Il ne faut pas rêver !
..."dans son septième paragraphe, le même communiqué stipule que l'Envoyé spécial de l'UA doit collaborer étroitement avec les représentants de la Communauté Internationale à Antananarivo, au
lieu de n'avoir autour de la table des négociations que quatre personnes qui ne représentent pas le corps diplomatique et consulaire résidant à Madagascar, "
De deux choses l'une : Ou les Malagasy arrivent à s'entendre entre eux sans l'intermédiaire des envoyés spéciaux ou nous arrêtons de nous plaindre de l'intrusion des Etrangers dans nos
affaires nationales et familiales.
..".le cas de l'organe anti-démocratique dénommé CNME et celui du Conseil Militaire pour la Défense Nationale n'ont pas été suffisamment abordés pour en dégager un réel consensus alors que le problème reste entier,"
Madagascar n'est pas au bout du tunnel, aussi longtemps que l'éducation populaire et la formation adéquate de nos politiciens ne soient pas mises sur pied dans le programme national de
l'éducation et des entités universitaires.
..."la sécurité de la mise en place et du fonctionnement des institutions prévues par le futur accord politique inclusif et consensuel ainsi que la préservation de l'intégrité physique des acteurs politiques telle que stipulée dans les dispositions du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, n'ont pas été encore garanties,"
Apparemment la méthode utilisée actuelle n'apporte que des issues à visions différentes selon le bénéfice mutuel de chaque partie ; chaque adversaire, parce qu'il faut appeler un chat un chat,
cherche à convaincre l'autre qu'il a raison ; l'arbitrage d'une partie neutre en provenance de l'étranger n'arrange rien étant donné que les facilitateurs sont loin de comprennent la psychologie
des Malagasy.
Toutes solutions intermédiaires provenant des spécialistes en la matière ne trouvent preneurs dans la mesure où ces personnalités ne font pas partie des interlocuteurs valables vis-à-vis des politiciens en déficit d'images sociales.
La carte en rond pour passer de la théorie à la pratique des négociations ne sont aucunement respectée ; tous groupes se déclarant porteurs de solution adéquate tire la couverture vers eux.
La menace sur l'intégrité physique des acteurs politiques de tous bords ne suffit pas, la reconnaissance des intérêts partagés ramènerait à concilier les différends. Mais vu l'attente des adversaires de telle ou telle tendance, il serait difficile d'utiliser un critère objectif.
SUR LE CONTENU DU COMMUNIQUE DE M. RAVALOMANANA :
Il n'y a pas lieu de s'étaler sur le style de ce communiqué, tout le monde peut noter la signification du message envoyé au public. C'est l'appel d'une mouvance en quête de soutien populaire sans pour autant perdre la face sur le théâtre politique.
Le constat est flagrant dans la formulation des idées : sans arrière pensée, sans détour avec cette remarque désobligeante envers monsieur Ravalomanana : pas de diplomatie, pas d'hypocrisie,
simple comme l'intestin d'une sauterelle dirait une expression malagasy.
Entre ces deux personnalités politiques malagasy : messieurs Ratsiraka Didier et Ravalomanana Marc, il n'y a pas photo, comme on dit !
Ici l'image de quelqu'un qui possède le BAC moins 05 n'est pas à démontrer mais reconnu par d'autres instances internationales par son incontestable « self made man ».


Ce Coup n'a pas désespéré la France.
Derniers Commentaires